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(cf
A9, A16, A17, C14,
C15, C26, C27, C42, C50, C51, C52, C53).
Dans les
années 90, les techniques endovasculaires ont commencé
à fournir une alternative majeure à la chirurgie
classique. Les stents permettent de restaurer le calibre initial
des artères atteintes de lésions sténosantes.
Des praticiens ayant révélé des problèmes
imputables au comportement mécanique de la prothèse
elle-même, la construction de plusieurs bancs de test s’est
avérée nécessaire pour évaluer les
propriétés mécaniques de ces matériels
en respectant les normes internationales actuellement en cours
d’élaboration. Les bons résultats à long
terme du « stenting » dépendent entre autres de
l’hémocompatibilité, de la résistance à
l’écrasement, d’un faible « recoil »
(retour élastique), ainsi que de la facilité de la
pose (cheminement jusqu’au lieu d’implantation et
déploiement).
L'angioplastie est préconisée
pour traiter des lésions sténosantes athéromateuses
vasculaires. Cette technique consiste à gonfler un
ballonnet à l'intérieur de l'artère afin de
dilater le segment sténosé. Les plaques sont alors
détruites par fragmentations et écrasement.
Cependant, après une telle intervention plusieurs
phénomènes peuvent apparaître et entraîner
une resténose. D'une part, l'endothélium qui tapisse
la paroi vasculaire est endommagé ce qui favorise la
prolifération des cellules du tissu subendothélial
ainsi que l'adhésion plaquettaire et donc la formation de
thrombus. D'autre part, deux principaux défauts de
remodelage pariétal sont à prendre en compte. Le
premier est le retour élastique précoce qui
intervient dans les 15 mn après l'angioplastie. Celui-ci
est seulement lié aux propriétés mécaniques
de la paroi vasculaire. Le second est une mauvaise cicatrisation
de la paroi qui se manifeste par une contraction de l'artère
engendrant une restriction de la lumière vasculaire. C'est
pourquoi cette technique est couramment accompagnée par
l'implantation d'une endoprothèse (ou stent) au niveau de
la lésion. Après angioplastie (ou conjointement),
l'endoprothèse est placée dans le segment dilaté.
Sa structure permet de maintenir la lumière vasculaire
ouverte et d'éviter les effets néfastes du
remodelage pariétal afin de prévenir la resténose.
De plus, en maximisant la taille du vaisseau, l'impact d'une
croissance fibromusculaire à l'intérieur de l'artère
est minimisé. Malgré tout, l'endoprothèse ne
permet que de réduire la probabilité de resténose
après angioplastie et non de l'annuler. Le taux de
resténose à 6 mois passe d'environ 35% pour une
angioplastie seule à environ 15-20% pour une angioplastie
accompagnée de la pose d'une endoprothèse. Plusieurs
paramètres tels que la taille ou la forme des mailles ainsi
que le métal utilisé, caractérisent le
comportement mécanique de l'endoprothèse, et peuvent
avoir une influence sur la resténose. Actuellement, de
nombreux travaux ont pour objectifs de relier les caractéristiques
mécaniques des endoprothèses aux taux de resténose
à 6 mois. Lorsqu'une endoprothèse est placée
dans une artère malade dans le but de la soutenir
mécaniquement, il est important que la section de passage
du sang (ou lumière de l'artère) au niveau de
l'endoprothèse soit d'une dimension proche de la section de
passage initiale de l'artère saine afin de réduire
les risques de resténose. Dans ces études effectuées
en collaboration avec le Dr Paul Barragan (Clinique Beauregard,
Marseille), il s'agit de prédire le comportement mécanique
de l'endoprothèse après son implantation. Les bancs
d'essais qui ont été développés
permettent de proposer des systèmes fiables d'évaluation
des caractéristiques mécaniques d'endoprothèses,
tels qu'ils sont recommandés par les normes européennes
(EN 12006- 3, Janvier 1999), qui pourront être utilisés
par les industriels soit dans leur dossier de demande de marquage
CE soit dans leur procédure d'assurance qualité ou
dans un but de recherche et développement. .
Résistance radiale à la compression
Nous
avons évalué la résistance à
l'écrasement des principales endoprothèses
coronaires du marché (27 modèles). Il s'agissait de
mesurer les déformations que subissent les endoprothèses
de petit calibre lorsqu'elles sont soumises à des
contraintes extérieures analogues à celles exercées
par la paroi artérielle et d'apprécier leur
résistance à des sollicitations extrêmes. Les
résultats, qui font l'objet d'une publication à
Cathetherisation and Cardiovascular Interventions (A16),
ont montré que tous les endoprothèses étudiées,
bien que présentant chacune des caractéristiques
mécaniques différentes, étaient suffisamment
résistantes pour présenter un comportement sain
après implantation. C'est la raison pour laquelle nous
avons axé nos efforts sur un autre paramètre
mécanique des stents, le recul élastique intrinsèque
ou « recoil », qui est déterminant quant au
calibre final de l'artère stentée. En effet, une
endoprothèse dilatée à un diamètre
déterminé revient naturellement à un diamètre
inférieur après déflation sous l'action de
ses contraintes internes. Ce recul est d'autant plus important que
des contraintes externes (même faibles) sont appliquées
par la paroi à l'endoprothèse. .
Recul élastique
La présente étude
a eu pour objet de déterminer in vitro le recul élastique
de 22 endoprothèses coronaires du marché dilatées
à 3.0 mm en utilisant une machine de mesure optique de
grande précision (SMARTSCOPE MVP 200 ; résolution
1mm). Un recul minimum permet d'ajuster le diamètre final
du stent au diamètre nominal de l'artère ; plus ce
recul sera important, plus il sera nécessaire de surdilater
l'endoprothèse, et donc l'artère, avec pour
conséquence un impactage néfaste du stent dans
l'artère.
 Estimation
du recul élastique in vitro sous contrainte sur 22
endoprothèses coronaires.
Les résultats
montrent clairement, suivant le design de l'endoprothèse
(monofilament, tubulaire découpée par laser,
hybride), des différences importantes sur le recul
élastique mesuré (entre 2 et 18%), ce qui peut se
traduire après un largage théorique à un
diamètre de 3.0 mm par une diminution de 0.5 mm sur le
diamètre final. Ces résultats, publiés (A17),
ont de plus mis en évidence une corrélation entre le
recul élastique et le taux de resténose à 6
mois évalués lors de plusieurs études
cliniques randomisées avec divers matériels. .
Evaluation de l’effort de cheminement
Ces
essais ont été menés avec quatre modèles
de stent du marché : Crossflex, CR153, PS153 et PS154. Pour
chaque modèle, six stents ont successivement été
testés. Sur les quatre modèles de stent, seul le
Crossflex était fourni serti sur cathéter de
dilatation (ballon CORDIS). Pour les autres modèles, nous
avons effectué les essais avec trois stents sertis sur un
ballon CORDIS et trois stents sertis sur un ballon Bard SAMBA.
Cinq points essentiels émergent de cette étude :
1/
Pour le stent Crossflex, nous avons obtenu les mêmes
résultats pour des essais réalisés à
quinze jours d’intervalle ce qui met en évidence une
bonne répétitivité de nos essais.
2/
Nous parvenons à classer les stents en fonction de leur
facilité de cheminement dans les tortuosités, ce
classement par ordre croissant de difficulté est :
Crossflex, PS153, CR153 et PS154 (ce classement correspond bien à
celui que perçoit le clinicien en pratique).
3/ Pour
un stent donné, plus la tortuosité est forte, plus
la force à appliquer au stent pour le franchissement est
importante.
4/ Le ballon sur lequel est serti le stent joue
un rôle non négligeable : quel que soit le stent
utilisé, la force nécessaire pour lui faire franchir
une tortuosité donnée est toujours inférieure
quand le ballon CORDIS est utilisé en comparaison au ballon
Bard SAMBA.
5/ Le fort écart type toujours présent
dans les résultats des essais menés avec le stent
PS154 est probablement lié à la rigidité de
ce stent. Sa rigidité fait que la manière dont le
stent se présente à l’entrée de la
tortuosité influe de façon significative sur
l’intensité de la force à fournir.

Résultats
des essais de "trackabilité" dans le module 3
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