|
Pour
caractériser la qualité des signaux enregistrés
sur un banc d'essais in vitro, il est indispensable de réaliser
une comparaison avec des données physiologiques. Les
signaux in vitro présentent souvent des oscillations hautes
fréquences dues à une rigidité intrinsèque
au modèle mécanique. Pour éliminer de
l'analyse ces perturbations et s'assurer qu'elles ne sont
effectivement que des perturbations secondaires sans influence
néfaste sur l'écoulement, une analyse fréquentielle
des signaux enregistrés est réalisée.
L'analyse permet d'obtenir, par exemple, le spectre d'impédance
d'entrée de l'aorte, où le couple pression/débit
mesuré à un point précis du système
artériel est étudié. L'impédance
d'entrée donne une idée des propriétés
dynamiques de l'arbre artériel. Ce paramètre prend
en compte non seulement la relation entre la pression moyenne et
le débit moyen de l'aorte (la résistance d'entrée)
mais aussi les propriétés mécaniques de
l'aorte, les propriétés hémodynamiques du
sang et les effets de réflexion d'onde dans le système
artériel. Pour déterminer l'impédance
d'entrée, le caractère continu et périodique
des signaux de pression et de débit aortiques permet de
réaliser une décomposition en séries de
Fourier du signal enregistré.
Impédance
Angle
Comparaison
de l'impédance d'entrée et phase pour des signaux in
vivo et ceux obtenus sur le simulateur.
Les
graphiques ci-dessus représentent l'impédance
d'entrée (module normalisé et la phase). Il faut
remarquer la bonne coïncidence avec les études in vivo
et d'autres études in vitro pour les faibles fréquences.
L'aspect légèrement supérieur de nos valeurs
traduit une légère raideur supplémentaire de
notre simulateur, par rapport aux données de la
littérature. Quoiqu'il en soit ces résultats
traduisent la bonne simulation d'écoulements
physiologiques.
|