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| Etude
des écoulements dans les pontages coronaires |
| Champs
de vitesse et frottement pariétal |
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L’analyse
des champs de vitesse met en évidence plusieurs phénomènes importants.
Le déphasage existant entre les deux flux entrants (cas 1/ sur
la figure suivante) peut changer les configurations d’écoulement.
La zone de recirculation à la paroi supérieure est amplifiée
par un flux retour de la greffe dans l’artère receveuse. Ceci
provoque la déflexion du jet vers la paroi inférieure alors
que pour deux flux à composante diastolique (c’est le cas de
la LAD 2/), le jet est dévié vers la paroi supérieure.
Les écoulements secondaires sont perturbés par le jet post-sténotique.
L’écoulement en forme d’étoile observé classiquement en aval
des constrictions, est dissymétrique plus tôt dans le cycle
cardiaque pour le cas 1/ comparé au cas 2/. De plus, en aval
de l’anastomose, les mouvements secondaires initiés par l’opposition
entre le gradient transversal de pression et les forces centrifuges
sont eux aussi influencés par le jet post-sténotique. Les structures
contrarotatives qui occupent toute la section transversale dans
le cas occlus (cas 3/), demeurent confinées à la paroi supérieure
dès qu’un flux résiduel est présent dans l’artère malade. |
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| Lignes
d’émission et écoulements secondaires dans des plans de coupe
transversaux pour trois modèles de pontage à divers instants
du cycle cardiaque |
Par ailleurs, la prise en compte de la sténose impose en aval
de celle-ci, des valeurs de cisaillement pariétal qui, en moyenne,
sont inférieures à celles admises dans une artère (entre 10
et 15 dyn/cm² selon certains auteurs) au niveau du talon et
de la ligne de suture. Les valeurs du frottement fluctuent dans
le temps et l’espace délimitant des régions à risque qui sont
différentes du cas occlus décrit dans la littérature. Ajouté
à l’effet néfaste de la suture et de la non concordance des
propriétés mécaniques de la greffe et de l’artère receveuse,
le site de raccordement des deux artères paraît être l’un des
endroits les plus favorables à la prolifération néointimale.
On peut aussi associer les fluctuations du point de recollement
comme élément dommageable supplémentaire. En outre, ces résultats
sont appuyés par le point de vue de Reininger et al. (1994),
si on considère que la croissance du thrombus due à la déposition
de fibrine est corrélée au temps de résidence accru dans la
zone de recirculation plutôt qu’à un frottement pariétal fort
ou faible. Une distance de pontage « intermédiaire » équivalente
à 3 diamètres pourrait donc constituer un bon compromis car
la zone de recirculation ne se développe pas jusqu’au talon
dans la majorité du cycle. D’autre part, le jet parvient à préserver
une influence non négligeable en aval de la jonction ce qui
minimise la zone de stase à la pointe. |
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