La circulation arterielle
 
A partir du cœur, le sang est acheminé vers les organes vitaux par l'aorte (28mm de diamètre à la base) qui se ramifie au fur et à mesure que l'on s'éloigne du cœur. L'arbre artériel comporte de nombreuses singularités natives :
- courbures (arche aortique)
- bifurcations (bifurcations carotidienne, aorto-iliaque, ou rénale, polygone de Willis)
- renflement (bifurcation carotidienne).



Certaines maladies du système vasculaire modifient la géométrie et la structure du réseau vasculaire originel. C'est que le cas de l'athérosclérose par exemple. Les lésions athéromateuses peuvent partiellement ou totalement boucher les vaisseaux. Les sténoses ainsi formées créent une réduction du diamètre artériel.
 
 
Formation d'une sténose par développement d'une lésion athéromateuse
 
Les affections cardio-vasculaires peuvent aussi se manifester par le développement d'un anévrisme, en particulier au niveau de l'aorte abdominale. Enfin, les actes de chirurgie couramment pratiqués pour restaurer un flux satisfaisant tels que les greffes ou les pontages peuvent aussi modifier la configuration spatiale et hémodynamique native. Dans tous les cas, des phénomènes fluides particuliers sont induits par ces changements de la configuration.
Or, il a été clairement démontré que l'hémodynamique locale était un des paramètres responsable de l'initiation et du développement de certains processus pathologiques. Les biomécaniciens sont en effet parvenus à établir des corrélations entre les endroits privilégiés de développement de l'athérosclérose et le cisaillement pariétal : les sites de frottement faible et/ou oscillant sont propices à la progression de la maladie artérielle. Construire des modèles de ces écoulements permet donc de mieux cerner les zones à risque de l'arbre artériel.
 
 
Aorte abdominale saine Anévrysme